Dix questions, des réponses courtes et vérifiables. Si la tienne n'y est pas, la méthode de calcul est publiée en détail.
Un frontalier imposé à la source dans le canton de Genève dont au moins 90 % des revenus bruts mondiaux du foyer sont imposables en Suisse peut demander à être taxé comme un résident. Il dépose alors une déclaration complète et fait valoir ses déductions réelles — 3e pilier A, rachat LPP, frais de garde, frais de repas — à la place des forfaits inclus dans le barème de l'impôt à la source. La démarche s'appelle la taxation ordinaire ultérieure.
Elle s'apprécie sur les revenus bruts mondiaux du foyer, pas sur ceux du seul frontalier. Si un conjoint travaille en France, son salaire entre dans le calcul et fait souvent passer la part suisse sous 90 %. Les loyers, rentes et revenus indépendants perçus hors de Suisse comptent également.
Non. La taxation ordinaire prend en compte l'ensemble de la situation : les revenus étrangers déterminent le taux appliqué aux revenus suisses, la fortune mondiale entre dans le calcul, et un bien immobilier en France doit être déclaré avec sa valeur locative. Pour un frontalier sans grosses déductions mais avec des revenus ou un patrimoine hors de Suisse, elle coûte plus cher que le barème source.
3e pilier A (jusqu'à 7'258 CHF avec une caisse de pension suisse), rachats LPP sans plafond fiscal, frais de garde d'enfants effectifs, frais de repas hors domicile, frais de déplacement, pensions alimentaires versées, intérêts hypothécaires, frais médicaux au-delà de 5 % du revenu net, dons et frais de formation.
Jusqu'au 31 mars 2027 pour l'année fiscale 2026. C'est un délai de péremption : passée cette date, l'année est définitivement close. La demande est irrévocable et doit être renouvelée chaque année.
Pour agir sur les déductions elles-mêmes — verser un 3e pilier, faire un rachat LPP — la date limite est le 31 décembre 2026.
La demande est gratuite, se tromper ne l'est pas : elle est irrévocable pour l'année visée. Le verdict — éligibilité et ordre de grandeur — est gratuit sur ce site. Les 75 € payent le détail : le montant exact, le poids de chaque déduction, celles qui manquent encore, les pièges propres à la situation et la liste des justificatifs.
Les deux scénarios sont calculés par le même moteur, en ne changeant que le jeu de déductions. L'écart annoncé est donc nettement plus fiable que chacun des deux niveaux pris isolément. En saisissant l'impôt à la source réellement retenu (chiffre 12 du certificat de salaire), le modèle est recalé sur la situation réelle du contribuable.
Cela reste une estimation et ne remplace ni une déclaration, ni un mandataire fiscal agréé.
Aucun compte, aucune adresse e-mail, aucun nom n'est demandé. Les montants saisis vivent en mémoire du serveur et sont effacés au bout de sept jours. Aucun traceur publicitaire, aucune mesure d'audience tierce.
Elle reste due. Les revenus suisses y sont déclarés puis neutralisés par un crédit d'impôt égal à l'impôt français correspondant. Demander la taxation ordinaire à Genève ne change pas cette mécanique.
Le calcul cantonal implémenté est celui de Genève, avec les règles et les plafonds genevois. Pour Vaud, le Valais, Neuchâtel ou le Jura, les barèmes et surtout les plafonds de déduction diffèrent : le résultat ne serait pas transposable.